La SNCF
est partie en douce. Plus de réparations, plus aucun respect de
la parole donnée.
Bruit amplifié et TGV de nuit sont à l'ordre du jour.
La SNCF est
partie sans laisser d'adresse
Plus de réponse
aux appels téléphoniques des riverains
Plus de réponse
en comité de suivi : cette structure qui se voulait démocratique
ne fonctionne plus.
Pas de réunion
depuis décembre 2001
Pourtant, nous
avons travaillé pendant un an à l'étude des problèmes
qui perdurent. La SNCF en accord avec les maires et les associations a
dressé une liste des réparations qui sont classées
en 5 catégories : les plus urgentes sont repérées
et listées. La SNCF et RFF ont reconnu que la diffusion du bruit
est complexe et que certaines situations sont insupportables pour ces
riverains : elle s'était engagée à corriger.
La SNCF s'était aussi engagée à communiquer le programme
des réparations et les financements retenus.
La réunion
du 7 octobre 2002 fut catastrophique : aucun engagement n'est tenu !
Plus
de réparations envisagées :
Bruit :
C'est le retour aux moyennes de bruit dans lesquelles la SNCF ose écrire
qu'il y a moins de bruit après TGV qu'avant TGV.
RFF et la SNCF estiment avoir "globalement tenus leurs engagements"
et ils ne veulent plus corriger les situations qui ont été
reconnues comme graves l'an dernier.
Financement
:
La SNCF demande aux collectivités locales de bien vouloir financer
la réparation des désordres et des pollutions qu'elle crée
: les nouveaux murs devront être payés par les collectivités
locales.
C'est la nouvelle décentralisation : on décentralise d'abord
les charges financières imposant aux collectivités locales
de payer pour des nuisances qu'elles n'ont pas demandées, dont
elles ne sont pas responsables, qui leur ont été imposés
contre leur volonté puisque l'enquête publique a émis
un avis défavorable à ce projet.
Les
TGV de nuit sont annoncés :
La SNCF et RFF disent " ne prendre aucun engagement de non-circulation
des TGV de nuit sur le long terme"
Le consortium Européen des TGV annonce sa volonté de faire
circuler les TGV de nuit sur la ligne TGV Méditerranée.
Il n'existe aucune limitation en termes de nombre de trains de nuit, du
fait même des moyennes de bruit imposées par la SNCF.
Actuellement la SNCF affirme que 220 Rames TGV par jour font en moyenne
moins de 55 décibels. Ce qui veut dire qu'elle peut en mettre autant
la nuit sans que les moyennes qu'elle impose ne soient dépassées
car la SNCF peut polluer jusqu'à 62 décibels. La SNCF a
donc une grande marge pour nuire aux riverains.
Fissures
et vibrations :
Des expertises bidon. Plus de réparation.
Avant l'implantation du TGV, des expertises ont été faites
chez les riverains concernant l'état des bâtiments.
La SNCF s'était engagée à réparer si des fissures
où autres désordres apparaissait.
De nombreux riverains subissent des fissures graves parfois infiltrantes.
Des experts sont nommés et ils concluent presque toujours :
Oui,les désordres sont postérieurs au TGV
Oui, les fissures pourraient " compromettre la pérennité
des bâtiments " Mais, c'est la faute au bâtiment " dont la faiblesse
des fondations est inadaptée aux variations en teneur en eau du
sol" (Les fondations étaient pourtant adaptées jusqu'à
l'arrivée du TGV, et les constructeurs auraient sans doute dû
prévoir qu'on imposerait là une ligne TGV)
Ou, c'est la faute aux problèmes hydrogéologiques. Les experts
font abstraction du fait que c'est la ligne TGV qui les crée et
qu'ils n'existaient pas avant.
Devant tant de tricheries, les riverains sont révoltés,
parce que les fissures ne sont pas réparées et parce qu'ils
doivent en plus payer les expertises puisque la SNCF est blanche comme
neige dans ces dégradations.
On peu affirmer qu'il y a une réelle collusion entre les experts
et la SNCF.
Les vibrations
sont, elles aussi, jugées "acceptables pour l'homme".
Elles sont excessives pour les bâtiments selon un expert, mais il
peuvent s'y adapter.
C'est
ce mépris de la France d'en bas que nous dénonçons
et qui prend aujourd'hui son vrai visage.
Réunion
publique le mercredi 23 octobre à 18h30 en mairie de Marsanne pour
opposer une résistance forte à ces nouvelles agressions.
lundi
7 octobre 2002
Inondation des villages d'Aramon,
Thézier, Monfrin, Comps.
Les responsabilités
de la SNCF et de l'État doivent être évaluées Les
associations TGV ont lutté sans relâche pour obtenir que
la ligne TGV ne soit pas implantée dans les zones inondables qui
sont aujourd'hui concernées par les graves inondations.
Tous les rapports, y compris l'enquête d'utilité publique
ont été favorables à nos thèses.
Le TGV a été construit dans ces zones bétonnant encore
un peu plus les sols de la vallée du Rhône accentuant encore
plus la rapidité des ruissellements.
Dans ces lieux, on annonce aujourd'hui le doublement de l'autoroute :
encore plus de béton et de barrières Alors, aujourd'hui
n'accusons pas le simple citoyen d'être le grand responsable de
ces situations dramatiques. Regardons de plus près l'attitude de
l'état et des aménageurs.
Ils convoitent ces lieux pour construire le grand couloir de l'Europe
et les bétonnent impunément.
Nous avons plaidé contre la construction du TGV en zone inondable
et rappelé la circulaire ministérielle qui interdisait "
toute construction nouvelle dans ces zones," Cette circulaire exigeait aussi " de laisser libre ces espaces
qui jouent un rôle déterminant en réduisant momentanément
le débit en aval et permettent à la crue de dissiper son
énergie au prix de risques limités pour les populations
et les vies humaines"On ne pouvait être plus clair
et les commissaires enquêteurs ont partagé cet avis et émis
un avis défavorable.
Et pourtant le TGV s'est installé dans ces espaces et nul ne peut
aujourd'hui dire "sans conséquences "
Le Conseil d'état a reconnu que c'était risqué et
le rapporteur reconnut que" c'est un pari difficile à atteindre contraintes
très lourdes qui sont imposées contraintes dont il
n'est pas établi qu'elles peuvent être respectées" Mais le Conseil d'État estima aussi que cette circulaire ne
pouvait rien empêcher : " la circulaire des ministres de
l'environnement et de l'équipement, parue au journal officiel du
10 avril 1994, qui vise à prohiber les travaux de construction
en zone inondable n'a pas pu avoir d'effet en l'absence de base légale,
d'interdire les travaux d'infrastructure correspondant au projet TGV." L'enquête d'utilité publique ne fut pas plus utile "
La circonstance que la commission d'enquête a émis un avis
défavorable est sans influence sur la légalité du
décret attaqué."
Aujourd'hui
la situation est grave et les responsabilités des aménageurs
doivent être étudiées.
Dans l'immédiat nous demandons :
1
Qu'une étude globale de ce bassin hydraulique soit réalisée
de toute urgence afin d'évaluer
les possibilités d'évacuation des eaux dans cet entonnoir
crée par l'autoroute et le TGV prenant en compte les situations
de grande crue (gardon Rhône Durance) et de cette situation nouvelle
crée par les orages violents.
Nous rappelons
que l'étude faite par la SNCF avait oublié ARAMON ce que
les associations TGV avaient dénoncé, et que les débits
retenus par la SNCF étaient minorés :
Débits
Maximum relevés
Débits
retenus pour étude
Durance
: Novembre 1986 :
6000 M3
6700 M3 au pont Mirabeau
Durance
: Débit retenu pour étude :
5000M3
Coulon
: 24 août 25 : 700 M3
Coulon
: Débit retenu pour étude :
350 M3
2
Les conséquences de la limitation des capacités de stockages
des eaux tant sur la Durance que sur le Rhône doivent être
plus sérieusement évaluées. Seuls 15% des ouvrages sont en transparence dans ces zones inondables
et 85% en remblai, ce qui réduit les capacités de stockage
et génère des exhaussements d'eau.
3
La ministre de l'environnement doit prendre la décision d'interdire
définitivement toute infrastructure en zone inondable :
Elle
doit contraindre les services de l'État et les aménageurs
à faire leur travail avec plus de rigueur, en prenant en compte
les crues les plus fortes, et en étudiant de larges bassins hydrauliques.
En aura-t-elle le courage au moment où on annonce le doublement
de l'autoroute qui emprunterait une fois encore des zones inondables.
4
Une fois les responsabilités des aménageurs et de l'Étatévaluées,
des processus de réparation et
de modification des ouvrages doivent être mis en oeuvre pour que
cette situation ne se représente plus.