Un 14 juillet jour de lutte contre les privilèges.
C'est dans le cadre d'une garden partie qu'intervient François Mitterand.
S'adressant à Christine Okrent, il déclara :
Et j'étais encore hier avec Mr Fournier, Président de la SNCF, pour lui dire : " et votre tracé, là-bas à partir de Valence et de Montélimar, pour aller jusqu'à Fréjus..., ne va-t-il pas couper un peu trop les vignes, dans ces magnifiques vignobles des Côtes du Rhône ? " Les magnifiques vignes du Tricastin ou de Tavel n'eurent pas droit à protection. Elles pouvaient être coupées, traversées puisqu'elles n'avaient pas la faveur de l'ami du Président. Les populations de la vallée furent ulcérées par cette intervention, qui conduisit quinze jours plus tard à la suppression pure et simple du tracé des vignobles et au report de celui-ci dans le sillon Rhodanien avec les conséquences qui s'en suivirent : traversée des zones les plus urbanisées, du site nucléaire et chimique du Tricastin et des zones inondables du Rhône. Tant pis pour les humains, tant pis pour les voyageurs qui devront traverser les zones à risques, tant pis pour les 3 milliards de surcoûts.
L'amitié présidentielle n'a pas de prix et c'est un 14 juillet que le Président de la République a ré-instauré un nouveau privilège. Un TGV peut tout traverser, les terres, les vies mais pas les vignes de ses amis, sa majesté l'interdit. Un an après cette aide exceptionnelle, l'ami du président déclara sur FR3, s'exprimant au sujet de ses relations avec le Président : " c'est vrai que mes administrés pensent que, étant proche du Président, je peux tout faire; C'est pas le cas, mais il y a des dossiers importants que je lui soumets et qu'il étudie ou fait étudier par son cabinet ou par ses secrétaires, et je dois dire que j'ai toujours de bonnes réponses qui mettent bien la question au point." Cette affaire en est la preuve !




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